Record de shots, mortel



Vendredi 24 octobre 2014, un père de famille qui sortait dans un bar de Clermont-Ferrand avec les amis de sa fille, est reparti avec les honneurs après avoir battu le record du nombre de shots bus dans la soirée. Il n'en aura pas profité longtemps : plongé dans un coma éthylique, il décédera quelques heures après d'un arrêt cardiaque. Dont il est probablement inutile de préciser la cause.

Renaud P. (anonymat oblige), se sentait un peu seul ce vendredi soir, aussi, sa généreuse fille lui propose-t-elle de la rejoindre, elle et ses trois d'amis, pour que tout ce beau monde passe la soirée ensemble. La soirée du quinquagénaire débute donc avec un dîner à base de pizzas assaisonnées de quelques verres de vins, après quoi, vers 22 heures 30, le groupe décide de se rendre dans un Bar à shooters de Clermont-Ferrand, pour "l'essayer". L'essai est vite transformé et Renaud consomme 14 cocktails avant de s'intriguer d'une ardoise, près du comptoir, qui indique "Records garçons : *** 55 shots". Les shots ou shooters, sont une nouvelle mode arrivée des pays anglo-saxons, suivant celle du Binge-drinking, qui consiste à consommer très rapidement une forte quantité d'alcool. Les Shots consistent en de petits verres de 25 à 100 ml d'un ou plusieurs alcools forts, généralement en cocktails avec des ingrédients qui aident le tout à passer à travers le gosier sans faire d'histoires.

Flairant bon le potentiel de ses 120 kilos, Renaud décide de relever le défi et commande 30 shooters de plus, qu'il englouti en quelques minutes, sous les acclamations du Barman et des clients. Plus que 12, et le record sera battu. Renaud commande, Renaud boit, Renaud paye et va tenter de récupérer un peu sur une banquette, savourant sa victoire : l'ardoise affiche désormais : "Records garçons : Renaud, 56 shots"

Quelques dizaines de minutes plus tard, le groupe décide qu'il est temps de rentrer, mais le quinquagénaire est mal en point. Chargé dans la voiture qui le reconduit, il semble somnoler, ronflant bruyamment, pendant le trajet. Lorsque le véhicule s'arrête, les choses s'emballent : le père de famille vomit à demi-conscient, les policiers et les secours sont alertés, mais arriveront trop tard : à 1h50, Renaud est déjà en arrêt cardiaque, et ne pourra être réanimé. Boire ou mourir, pas b'soin de choisir.