5 technologies modernes connues en fait depuis (très) longtemps



Quand on regarde vers le passé, on se rend compte combien l'homme a évolué depuis des millénaires, combien la technique et le progrès ont façonné le monde actuel, et combien barbare il pouvait être aux temps anciens. Songez à ces moyen-âgeux, ces grecs et ces romains de l'antiquité, et à leur vie dénuée de tout le confort que procurent nos Iphones, notre eau courante, nos tablettes de chocolat et nos raybans en fibres de carbone. Quelle rigolade : les contemporains troglodytes de Socrates et César ne savaient sans doute même pas comment brancher une souris à leur ordinateur. Et pourtant...

Les historiens révèlent par leur travaux récents des découvertes proprement étonnantes sur l'étendue des connaissances techniques de nos ancêtres. Nous qui étions si fiers de maîtriser des technologies que l'on considère en tout point modernes et prouvant la supériorité de l'homme d'aujourd'hui sur l'aïeul ostrogoth, nous pourrions être amenés à revoir notre copie. Les anciens n'étaient peut-être pas plus idiots que nos savants actuels, si l'on s'en réfère à ces 5 technologies archaïques que l'on aurait pu croire n'appartenant qu'aux derniers siècles.

1. Le GPS Viking
Article principal : l'Uunartoq viking ou comment naviguer la nuit si vous êtes un barbare nordique sans GPS.

Il fut un temps ou la navigation en plein océan relevait de la folie et de la superstition tout autant qu'aujourd'hui, peut l'être la recherche d'une cabane au fin fond de la cambrousse, sans GPS. Au 11ème siècle, on pouvait s'éloigner des côtes et se retrouver perdu parmi les vagues pour peu que le temps se gâte et qu'il ne permette plus de lire sur les cadrans solaires la direction à prendre. Partant de France vers l'Angleterre, on aurait tout aussi bien se retrouver en Côte-d'ivoire, l'eau étant finalement tout aussi ressemblante au large de toutes les plages. Sauf qu'un peuple, lui, traversait sans problèmes 2000 km d'océan en prenant même le temps d'un petit pillage sur les côtes européennes, histoire d'avoir quelques souvenirs et quelques crânes à ramener sur leurs comptoirs du Grand Nord.

Découvert en 1948 dans un Fjord du Groënland, un artefact viking insignifiant de prime abord, datant du 11ème siècle, s'est en fait révélé être un étonnant compas incroyablement sophistiqué, qui permettait aux vikings de naviguer au milieu de l'océan même lorsque le soleil était couché ou caché par les nuages, et alors même que, à cette époque, les autres civilisations d'Europe en étaient réduites à naviguer près des côtes de peur de se perdre au milieu des mers. En utilisant des cristaux (Pierres de Soleil) pour déterminer la direction du soleil, sur un disque taillée d'encoches permettant de cibler les points cardinaux, les vikings étaient ainsi en mesure de déterminer leur direction avec seulement 4° d'erreur, un résultat comparable à celui de nos compas magnétiques actuels. Comme quoi on peut avoir de la vaisselle de crâne et être tout aussi fin navigateur que Kersauson.

2. Les nanotechnologies de la Rome antique
Article principal : La coupe de Lycurgue ou la nanotechnologie romaine

Les nanotechnologies font parties de ces techniques que l'on considère aujourd'hui comme la pointe du sommet de la science dernier cri. La fashion mode des sciences, promise à un bel avenir d'innovations et de progrès de toutes sortes. Pourtant, les objets fabriqués avec une précision structurelle à l'ordre de l'échelle atomique ne datent pas d'hier, puisqu'un exemple de ces conceptions datant de plus de 1700 ans en arrière, fut récemment analysé : une coupe de verre dont la particularité consiste à changer de couleur selon l'angle de la lumière qu'on lui projette.

La Coupe de Lycurgue est en effet l'oeuvre d'un artisan du IVè siècle après J-C, qui, non content de mélanger toute sorte de métaux (dont l'or et l'argent) à la verrerie de son époque, le faisait dans des proportions de l'ordre de précision que l'on atteint non sans peine dans les nanotechniques actuelles : de 40 à 330 parts de métaux pour 1 million de parts de verre. Une quantité incroyablement précise : un peu plus, et la lumière ne traverserait plus la coupe. Un peu moins, et la couleur ne varierait aucunement. Un travail à l'échelle atomique qui semble suggérer que, bien avant notre époque, les Romains avaient déjà découvert et utilisé les nanotechnologies!